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Introduction :
​​​​​​​La lithosphère est la partie superficielle du globe qui possède un comportement mécanique rigide. Elle englobe la croute, et une petite partie du manteau. Cette lithosphère est fragmentée en plaques.
Sous la lithosphère se trouve l’asthénosphère, qui, à cause de ses caractéristiques physiques, subit des mouvements en son sein : des mouvements de convection.
Cette convection asthénosphérique va entrainer le déplacement des plaques lithosphériques sus-jacentes. Ainsi, certaines plaques vont s’écarter, tandis que d’autres vont au contraire converger : c’est la tectonique des plaques. Ces déplacements seront responsables de phénomènes géologiques aux limites de plaques, comme le volcanisme ou les séismes.

Pb- Quelles sont les preuves et les conséquences des mouvements lithosphériques sur la surface de la Terre ?

I/ La caractérisation de la mobilité horizontale

A) La preuve de l’expansion océanique grâce à l’étude des anomalies magnétiques

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Le champ magnétique terrestre

1) La fossilisation du champ magnétique terrestre.
Il existe dans le basalte des minéraux capables d’acquérir une aimantation, comme par exemple la magnétite. L’orientation du champ magnétique de ces minéraux est la même que celle du champ magnétique présent au moment de leur cristallisation. Ces minéraux ont donc la possibilité d’enregistrer l’orientation du champ magnétique terrestre au moment de leur formation. On parle alors de champ magnétique fossile ou de paléomagnétisme.

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Les inversions récentes du champ magnétique

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Anomalies magnétiques sur le plancher océanique

Ces anomalies sont dues à l’influence des basaltes de la croute océanique : leur champ magnétique se soustrait (anomalie négative) ou s’additionne (anomalie positive) au champ magnétique terrestre.

Ces constatations montrent le fait que certains basaltes ont cristallisé en période normale (où on trouve les anomalies positives) alors que d’autres ont cristallisé en période inverse (où on trouve les anomalies négatives). Les basaltes de la croute océanique ont donc forcément des âges différents selon la distance à la dorsale. Ceci prouve donc l’accrétion progressive de la croute océanique au niveau des dorsales.

De plus, l’étude de ces anomalies permet de calculer la vitesse de cette expansion.

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B) La caractérisation des mouvements lithosphériques par l’étude des points chauds

1) Les points chauds, des régions volcaniques situées en position intra-plaque.

La majorité du volcanisme terrestre est située sur les limites des plaques lithosphériques, au niveau des zones de subduction et des dorsales océaniques… Cependant il existe également du volcanisme intra-plaque, au niveau de zones qui sont qualifiées de points chauds.

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2) L’étude des alignements insulaires.

Dans un archipel océanique volcanique correspondant à un point chaud, il n’y a en général qu’à l’extrémité de l’archipel où les volcans sont actifs. Si on date l’âge du volcanisme dans les différentes îles, on se rend compte que plus l’île est éloignée de l’extrémité active de l’archipel, plus le volcanisme est ancien.
On suppose en général qu’un point chaud est fixe par rapport au manteau terrestre. Ces alignements sont interprétés comme étant la trace du déplacement des plaques lithosphériques au-dessus d’un point chaud. On confirme cette hypothèse en constatant que les alignements sont en général à peu près perpendiculaires à l’axe des dorsales et aux bandes d’anomalies magnétiques. Ces alignements insulaires permettent de calculer des vitesses absolues de déplacements des plaques par rapport au manteau terrestre.

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Mécanisme de formation des alignements insulaires liés aux points chauds

C) La caractérisation de l’expansion océanique par l’étude des sédiments.

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D) Les mesures actuelles des déplacements par la technologie GPS.

Depuis la fin du XXe siècle, les avancées techniques ont permis de mettre au point un système de positionnement grâce à des satellites en orbite autour de la Terre : le GPS ou GéoPositionnement par Satellite.

Ce système utilise des balises fixes posées au sol, dont la position en longitude, latitude et altitude est calculée en continu par un ensemble de satellites, grâce au principe de la triangulation.

Le GPS permet des mesures quasi-instantanées et très précises (au millimètre près) du déplacement des plaques lithosphériques.