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Introduction :
Alors que le réchauffement climatique devient de plus en plus inquiétant, les scientifiques cherchent à comprendre la dynamique des climats passés afin de mieux comprendre ce qui nous attend dans le futur. Des indices concordants ont été relevés par les géologues, les paléontologues et les archéologues, et ont permis d’appréhender les climats de la Terre à différentes échelles.

Pb- Quels sont les indices permettant d’appréhender les climats du passé ?
-Quelles sont les variations climatiques qui ont été mises en évidence par le passé ?
-Quelles sont les causes de ces variations climatiques ?
-Quelles sont les conséquences et les pistes d’atténuation du réchauffement climatique anthropique ?

I/ Les variations climatiques du Quaternaire.

Le Quaternaire correspond à la période la plus récente de l’Histoire de la Terre, soit la période entre 2,5 Ma et aujourd’hui.

A) Les indices de bouleversements climatiques récents.

1) Des traces d’une ancienne glaciation.

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2) L’apport de la palynologie (étude des pollens).

Les sédiments continentaux des lacs ou des tourbières contiennent des pollens provenant de la flore locale. Ces grains de pollen peuvent se conserver dans les sédiments pendant des milliers d’années, voire des dizaines de milliers d’années.

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L’étude des pollens a ainsi permis d’identifier la présence d’un brusque réchauffement du climat datant d’environ 10 000 ans, durant lequel on est passé d’une période glaciaire (froide) à la période interglaciaire (plus chaude) actuelle (l’Holocène).

3) L’étude des rapports isotopiques des glaces.

Les glaces polaires se forment par accumulation et tassement de couches successives de neige.
​​​​​​​Les couches de glace peuvent être datées (plus la glace est profonde, plus elle est ancienne).

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Relation entre le δ18O et la température

Ce rapport est donc un indicateur de température (thermomètre isotopique) qui permet de connaître les variations locales de la température au-dessus des calottes polaires depuis 800 000 ans.

L'étude du δ18O des carottes de glace confirme la présence d’une transition entre période glaciaire et période interglaciaire datant d’environ 10 000 ans.
De plus, sur une échelle plus large, elle montre une alternance de cycles climatiques de 100 000 ans environ, avec phase de réchauffement et phase de refroidissement. Chaque cycle contient une période glaciaire et une période interglaciaire plus courte.
La similitude des résultats obtenus aux 2 pôles indique que les changements climatiques concernent l’ensemble de la planète.

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Variations de température déduites du δ18O des calottes glaciaires depuis 400 000 ans

4) l’étude des foraminifères dans les sédiments océaniques.

Les sédiments océaniques contiennent de très nombreux tests d’organismes microscopiques, en particulier de foraminifères. Ces tests sont formés de carbonate CaCO3 et nous renseignent de 2 façons :

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Le thermomètre isotopique des carbonates

L’enseignement apporté par l’étude des rapports isotopiques dans les sédiments confirment les résultats obtenus sur les glaces, avec une résolution moindre. L’étude du rapport isotopique des sédiments permet cependant d’appréhender des climats encore beaucoup plus anciens que les glaces polaires.

B) Les causes des variations climatiques du Quaternaire.

1) Insolation et paramètres orbitaux au cours du temps : effet astronomique.

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Les paramètres de Milankovitch

Cependant, les variations de l’ensoleillement n’expliquent pas entièrement l’amplitude des variations de températures observées.

2) Mécanismes amplificateurs de l’effet astronomique.

a- Les variations de l’albédo de la planète.

L’albédo d'un corps est le rapport entre l’énergie qu’il réfléchit et l’énergie qu’il reçoit. L’albédo de la neige est très élevé, celui de l’eau est beaucoup plus faible. Lors des périodes de faible insolation la température est plus faible et les calottes glaciaires sont plus étendues. L’albédo global de la Terre est plus élevé, ce qui contribue au refroidissement de la planète. L‘effet astronomique est donc amplifié.

b- Les variations de la teneur en CO2 atmosphérique.

L’analyse des microbulles de gaz contenues dans les glaces polaires indique que le taux de CO2 dans l'atmosphère a varié parallèlement à la température. 

Le CO2 participe en effet à l’effet de serre de la Terre. Sa concentration dans l’atmosphère est en équilibre avec celle de l’océan. Lors de périodes de forte insolation, la température augmente. Or le CO2 est moins soluble dans l’eau chaude, donc l’équilibre est déplacé : du CO2 passe de l’océan vers l’atmosphère. Cela entraîne une augmentation de l’effet de serre qui amplifie l'effet astronomique.