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Introduction :
Parmi les espèces qui peuplent la biosphère, on distingue des modes de vie complètement différents : certaines espèces peuvent se déplacer, ce qui leur permet d’aller s’enquérir d’une source de nourriture ou d’un partenaire sexuel, ou encore de fuir les prédateurs et les conditions défavorables. D’autres, au contraire, ont développé au fil de l’évolution un mode de vie fixé. Ce mode de vie, qui a ses avantages, nécessite cependant l’acquisition d’un certain nombre de caractéristiques. Les plantes sont des végétaux fixés au niveau de l’interface sol / air, elles doivent donc faire face à un certain nombre de contraintes imposées par ce mode de vie.
Dans ce chapitre, nous nous restreindrons à l’étude des plantes à fleurs, encore appelées « Angiospermes ».

Pb-Quelles sont les adaptations qui permettent aux plantes d’obtenir et de faire circuler leurs ressources ?
-Comment est organisée une plante et comment est obtenue cette organisation ?
-Quelles sont les adaptations des angiospermes qui leur permettent de se reproduire malgré leur mode de vie fixé ?

I/ Le prélèvement des ressources par les plantes.

A) Localisation et nature des ressources nécessaires à la vie des plantes.

Les plantes, en tant que végétaux, sont des organismes chlorophylliens. Ils réalisent donc la photosynthèse, ce qui permet de créer eux-mêmes leurs molécules organiques (cf. chapitre 2). On parle d’autotrophie. Au contraire, les êtres vivants qui doivent récupérer la matière organique dans leur environnement (animaux…) sont qualifiés d’hétérotrophes.

Equation non équilibrée de la photosynthèse :
CO2 + H2O   =>   Glucides + O2   (en présence de lumière)

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Organisation de la plante

B) Le prélèvement du CO2 et de la lumière par les feuilles.

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Stomate vu au microscope optique

La lumière arrive sur la face supérieure de la feuille. De ce côté de la feuille se trouve le parenchyme palissadique, un tissu comportant des cellules chlorophylliennes rangées les unes à côté des autres, et très riche en chloroplastes. Ce tissu est particulièrement adapté au prélèvement optimal de l’énergie lumineuse.

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Schéma d’une coupe transversale de feuille

C) Le prélèvement de l’eau et des sels minéraux par les racines.

Les racines permettent un captage optimal de l’eau et des ions minéraux dissous dedans grâce à une surface d’échange particulièrement importante. Une telle surface d’échange est permise par deux choses :
-Un système racinaire très étendu et ramifié.
-La présence sur les racines de poils absorbants ou de mycorhizes.

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Observation de mycorhizes
(Les filaments blancs correspondent au mycélium)

Chez une certaine famille de plantes, les fabacées (encore appelées légumineuses), il peut y avoir une autre symbiose, cette fois entre la plante et des bactéries. Les bactéries, enfermées dans des petits nodules (les nodosités), sont capables de fixer l’azote atmosphérique (N2) grâce à une enzyme particulière (la nitrogénase).
​​​​​​​Les ions NH4+ obtenus sont ensuite distribués à la plante, qui est donc moins dépendante des ions azotés présents dans les sols.

II/ La circulation de la sève.

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Schéma de la distribution des ressources au sein de la plante

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Observation microscopique de xylème et de phloème

Les vaisseaux de phloème et de xylème constituent un réseau dans les racines, les tiges et les feuilles de la plante.

III/ Les résistances de la plante par rapport à son milieu.

A) La résistance contre les paramètres physiques du milieu.

Les plantes terrestres ont développé de nombreuses adaptations leur permettant de résister aux alternances jour / nuit et aux changements de saisons. Ces variations entrainent des modifications importantes de la température et de l’humidité.

Parmi ces adaptations, on trouve par exemple :
-La présence de poils et d’une cuticule épaisse imperméable sur la surface des organes aériens. Ces structures permettent de limiter la perte d’eau et donc de résister contre la sécheresse.
-La présence dans certains cas de parenchyme aquifère capable de stocker de grandes quantités d’eau.
-La faible quantité de stomates sur la face supérieure permet de limiter les pertes d’eau.
-La perte des feuilles des arbres à l’automne permet à l’organisme d’entrer en vie ralentie durant l’hiver, ce qui lui permet de résister au froid. Les bourgeons sont protégés par des écailles.
-Certaines plantes, appelées plantes annuelles, ne résistent pendant l’hiver que sous la forme de graines ou d’organes souterrains (tubercules par exemple).

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B) La résistance contre les prédateurs.

Le mode de vie fixé empêche les plantes de fuir. Des adaptations permettent donc des alternatives pour résister aux prédateurs. Voici quelques exemples des stratégies utilisées :
-La présence d’épines ou de poils urticants sur les tiges ou les feuilles dissuadent les prédateurs de venir manger la plante.
-Certaines plantes peuvent sécréter des molécules toxiques ou peu appétissantes pour les prédateurs.