logo

II/ Conséquences de la domestication des plantes.

A) Diminution de la diversité génétique.

content

La baisse de la diversité génétique

B) Augmentation de la vulnérabilité des variétés cultivées.

1) Des exigences métaboliques accrues.

content

2) Une vulnérabilité par rapport aux maladies et aux ravageurs.

Les caractéristiques de résistance des plantes vis-à-vis des ravageurs (épines, molécules toxiques ou indigestes, etc.) nuisent souvent à leurs qualités agronomiques.

Ainsi, les processus de sélection des plantes cultivées ont contribué au fil des années à la disparition de ces caractéristiques de résistance, rendant les plantes davantage vulnérables aux agressions par les ravageurs.

De plus, la faible diversité génétique des cultures actuelles diminue la résistance aux maladies et aux ravageurs les plus adaptés.

C) Mise en œuvre de pratiques spécifiques pour répondre à cette vulnérabilité.

Certaines pratiques culturales permettent de répondre de manière efficace à la perte de compétitivité et de résistance des variétés cultivées :
-L’utilisation d’herbicides et le travail du sol permettent de se débarrasser des plantes adventices (= « mauvaises herbes ») susceptibles de concurrencer la plante cultivée.
-L’utilisation de pesticides (insecticides, fongicides, tue-limaces, etc.) permet d’éviter autant que possible les maladies et les dégâts causés par les ravageurs.

Cependant, ces pratiques agricoles peuvent avoir des conséquences environnementales et sanitaires problématiques.
Ainsi, des pratiques plus vertueuses sont aujourd’hui développées afin d’éviter les traitements tout en conservant des rendements agricoles corrects :

-La rotation des cultures (qui consiste à alterner des cultures différentes d’une année sur l’autre) et l’association de différentes variétés au sein d’un même champ permettent de limiter la propagation des maladies et des ravageurs.

content

Legende de l'image a remplir ici

-Le biocontrôle repose sur l’utilisation d’auxiliaires de cultures (= animaux prédateurs des ravageurs) qui sont préservés et/ou ajoutés dans le champ afin de réguler les populations de ravageurs.

content

Deux auxiliaires de culture

-La valorisation des ressources génétiques existantes chez les variétés de pays ou chez les plantes sauvages nous permet de développer des plantes plus résistantes tout en conservant des rendements élevés.

D) Influence de la domestication des plantes sur l’Homme.

1) Influences sociétales.

L’agriculture et la domestication des plantes ont permis d’apporter la sécurité alimentaire aux populations humaines, ce qui a été responsable de leur sédentarisation.

L’amélioration des rendements obtenue notamment grâce aux méthodes modernes d’amélioration des plantes a permis d’apporter suffisamment de nourriture pour la population humaine, ce qui a rendu possible sa croissance exponentielle.

Ainsi, on peut dire que la domestication des plantes et l’amélioration des variétés cultivées ont joué un rôle clé dans l’évolution des sociétés humaines.

2) Conséquences génétiques.

L’agriculture a véritablement transformé les régimes alimentaires des populations humaines. Alors que les chasseurs-cueilleurs se nourrissaient majoritairement de viandes et de poissons, l’agriculture leur a fourni davantage d’aliments végétaux de différentes natures en fonction des plantes cultivées localement. En particulier, les céréales comme le blé ou le maïs sont devenues, grâce à l’agriculture, un pilier de notre alimentation.
Ce changement de régime alimentaire a induit des pressions de sélection spécifiques sur certains allèles particulièrement adaptés à cette nouvelle alimentation.
​​​​​​​Par exemple, la recrudescence de céréales riches en amidon dans l’alimentation a été responsable de l’augmentation du nombre de copies du gène codant pour l’amylase dans la population. Cette modification génétique a été sélectionnée par les processus de sélection naturelle car elle permettait une meilleure digestion de l’amidon, donc des céréales cultivées.

content

Un exemple d’évolution de l’espèce humaine provoquée par l’agriculture

Ainsi, on peut dire que, depuis les débuts de l’agriculture, il y a eu coévolution entre l’Homme et les espèces végétales domestiquées. La relation mutualiste qui s’est développée entre notre espèce et les espèces de plantes cultivées a débouché sur une modification génétique des deux côtés, ce qui a permis une meilleure adaptation des plantes cultivées aux besoins de l’Homme, mais aussi une meilleure adaptation de l’Homme aux nutriments fournis par les plantes qu’il a domestiquées.