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V/ La reproduction des plantes.

Pour avoir reproduction sexuée, il faut la présence et l’interaction d’un gamète mâle et d’un gamète femelle. Chez les animaux, le déplacement des individus permet en général l’accouplement, donc le rapprochement des gamètes. Mais chez les plantes qui ont un mode de vie fixé, ce rapprochement des individus est souvent impossible. Mais malgré cette contrainte, des adaptations leur permettent de se reproduire quand même…

A) La reproduction asexuée chez les plantes.

1) Les modalités de la reproduction asexuée chez les plantes.

a- Principe.

La reproduction asexuée, ou végétative, est un mode de reproduction assuré sans fécondation à partir d’un seul parent.
Elle repose sur la formation d’un nouvel individu à partir d’un organe végétatif.
La reproduction asexuée aboutit à un clone, c’est-à-dire à un groupe d’individus génétiquement identiques.
Ce mode de reproduction est très efficace pour coloniser rapidement un territoire donné.

b- Les organes impliqués.

La reproduction asexuée implique une grande diversité d’organes différents selon les espèces considérées...
-Des tiges spécialisées, comme les stolons (p. ex. chez le fraisier).
-Des drageons, qui sont des rejets (= petites plantes) qui se forment à partir des racines d’une plante.
-Des organes de réserves sont souvent impliqués dans la reproduction asexuée, car les réserves accumulées permettent d’apporter l’énergie nécessaire au développement du ou des nouveau(x) plant(s). Par exemple, les tubercules, les rhizomes ou les bulbes.
-Des fragments de plantes (feuilles, racines, tiges…) séparés du reste de la plante et se retrouvant en contact avec le sol peuvent parfois régénérer un plant complet.

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c- Les propriétés des plantes permettant la reproduction asexuée.

La totipotence est la capacité d’une cellule à se différencier en n’importe quelle cellule spécialisée. La totipotence peut ainsi permettre de reconstituer un organisme au complet à partir d'une seule cellule.
Chez les plantes, toutes les cellules sont totipotentes : dans certains cas, des cellules peuvent se dédifférencier en cellules méristématiques. Grâce à leur capacité de croissance indéfinie, les nouveaux méristèmes obtenus peuvent régénérer une nouvelle plante. C’est ce qui se passe au sein des organes impliqués dans la reproduction asexuée (cf. 2).

2) Les utilisations par l’Homme de la reproduction asexuée.

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Le bouturage

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La culture in vitro

B) Vie fixée et reproduction sexuée.

1) Structure des fleurs et mécanisme de la fécondation chez les Angiospermes.

a- La structure des fleurs.

Les fleurs sont les organes sexuels des plantes de la famille des Angiospermes. La majorité des fleurs sont hermaphrodites, ce qui signifie qu’elles présentent à la fois des structures mâles et des structures femelles.

Structures constituant une fleur hermaphrodite « classique » :
-Les sépales : structures résistantes situées sous la fleur. Ils servent à protéger la fleur pendant son développement (lorsque la fleur est « en bouton »).
-Les pétales : structures souvent colorées qui servent en général à la pollinisation (cf. B).
-Les étamines : structures sexuelles mâles. Elles comportent un filet au bout duquel se trouve un petit sac, l’anthère, dans lequel se trouve le pollen. Les grains de pollen contiennent les gamètes mâles, c’est-à-dire les spermatozoïdes.
-Le pistil est la structure femelle. Situé au centre de la fleur, le pistil comporte à sa base l’ovaire, qui contient les ovules. Au-dessus, le pistil devient plus effilé au niveau du style. A l’extrémité du style se trouve un petit renflement : le stigmate.

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Schéma d’une fleur hermaphrodite

Chez certaines espèces, les structures sexuelles mâles et femelles sont séparées. On a alors des fleurs mâles, contenant des étamines, et des fleurs femelles, contenant un pistil.

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Tube pollinique et fécondation

c- Les différentes modalités de fécondation.

On peut avoir deux types de fécondation :
-La fécondation croisée implique deux individus différents.
-L’autofécondation implique que le pollen produit par un plant féconde un ovule présent dans le pistil du même plant.

La fécondation croisée peut être favorisée par certains mécanismes :
-Par la diécie.
-Par le décalage temporel entre la maturation des étamines et celle des ovaires.
-Par l’incompatibilité allélique entre grains de pollen et stigmate.

L’autofécondation peut être favorisée par l’enfermement des structures mâles et femelles ensemble au sein de la fleur (cleistogamie).

2) Stratégies de rapprochement des gamètes.

Dans le cas d’un mode de vie fixé, les deux partenaires sexuels sont parfois très éloignés l’un de l’autre. Pour les fécondations croisées, cela pose problème pour le rapprochement des gamètes...

Chez les Angiospermes, plusieurs stratégies existent. On parle de modes de pollinisation, car c’est le grain de pollen qui devra se déplacer afin de rencontrer éventuellement le stigmate d’une fleur.

Il existe deux grands modes de pollinisation, la zoogamie et l’anémogamie.

a- La zoogamie.

Dans ce mode de pollinisation, ce sont les animaux qui vont transporter les grains de pollen. En général, ce sont les insectes (pollinisation entomophile), mais il peut aussi y avoir certains oiseaux (colibris) ou certains mammifères (chauve-souris).

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Quand l’animal se pose sur la fleur pour butiner le nectar, il se frotte contre les étamines, ce qui permet aux grains de pollen de se coller dessus. Quand l’animal ira sur une autre fleur, les grains de pollen pourront se détacher et venir se poser sur le stigmate : la fécondation pourra alors avoir lieu.

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Stigmates plumeux

3) Fruits, graines, dissémination et germination.

a- La constitution des fruits et des graines.

Une fois que la fécondation a eu lieu, les pétales, les sépales et les étamines fanent. L’ovaire se transforme en fruit. Et les ovules qu’il contient se transforment en graines.

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Transformation de la fleur en fruit

Le fruit peut être charnu grâce à l’accumulation de réserves (ex : cerises, pommes, prunes, etc.), ou il peut être sec (ex : pissenlit, érable, noisettes, etc.).

La graine subit une maturation : elle accumule des réserves, elle se dessèche et entre en vie ralentie.

b- La dissémination des graines.

Afin d’optimiser la reproduction sexuée, il est préférable que les individus créés soient dispersés sur de grandes distances : ceci permet en effet de coloniser de nouveau milieux.
​​​​​​​Cette dispersion ne concerne que les graines, car après la germination, les plantes sont fixées et ne peuvent plus se déplacer. On parle de dissémination des graines.

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L’embryon produit alors des enzymes qui lui permettent de consommer les réserves de la graine. Grâce à ces réserves, une première racine et une première tige se développent et déchirent le tégument : c’est la germination.
​​​​​​​Cette germination sera ensuite à l’origine d’une nouvelle plante.

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Germination d'une graine et développement de la plantule