logo

Voici des fiches de révision gratuites pour les 10 chapitres de la spécialité SVT de Terminale, dans l’ordre du programme du bac 2027. Pour chaque chapitre : ce qu’il faut retenir, les mots à savoir définir, le schéma à savoir refaire sans modèle et le lien vers le cours complet et son PDF. Tout est gratuit et se consulte sans compte.

Par Stéphane Varaire, enseignant de SVT · Spécialité SVT Terminale, programme complet · Mis à jour le 24 octobre 2026

Une fiche ne remplace pas le cours : elle sert à vérifier ce que vous savez déjà. Lisez le résumé d’un chapitre, fermez la page, puis refaites de mémoire la liste des définitions et le schéma. Ce qui ne revient pas vous indique le cours à relire. Pour répartir ce travail sur l’année, suivez le planning de révision sur 3 mois.

Les 10 chapitres du programme

Thème 1 : la Terre, la vie et l’organisation du vivant

Chapitre 1. Génotypes et complexification du génome

Les cellules d’un organisme proviennent des mitoses successives de la cellule-œuf : elles forment un clone. Des mutations apparaissent pourtant au fil des divisions, surtout lors de la réplication de l’ADN, et créent des sous-clones. Une mutation somatique ne concerne que l’individu ; une mutation germinale peut passer à la descendance.

Au cours de la méiose, le brassage interchromosomique (répartition au hasard des chromosomes homologues en anaphase I) et le brassage intrachromosomique (crossing-over en prophase I) donnent une diversité presque infinie de gamètes, et la fécondation multiplie encore les combinaisons. Le génome se complexifie aussi par duplication de gènes (familles multigéniques comme celle des globines), par transferts horizontaux entre bactéries ou par l’intermédiaire de virus, et par endosymbiose, à l’origine des mitochondries et des chloroplastes.

  • À savoir définir : clone, mutation somatique et germinale, allèle, génotype, gènes liés et indépendants, crossing-over, test-cross, famille multigénique, transfert horizontal, endosymbiose.
  • Schéma à savoir refaire : la méiose d’une cellule à deux paires de chromosomes, avec les deux brassages, puis l’échiquier d’un test-cross.
  • Piège classique : quatre phénotypes en proportions égales au test-cross signalent des gènes indépendants ; des phénotypes parentaux majoritaires et des recombinés minoritaires signalent des gènes liés.

Pour aller plus loin : brassage interchromosomique et intrachromosomique, différence entre mitose et méiose.

Cours du chapitre :

Chapitre 2. L’inéluctable évolution des populations

La structure génétique d’une population, c’est la fréquence de ses allèles. Le modèle de Hardy-Weinberg décrit une population idéale où ces fréquences ne changent pas : effectif très grand, unions au hasard, ni migration, ni mutation, ni sélection. Pour deux allèles de fréquences p et q (p + q = 1), les fréquences attendues des génotypes sont p², 2pq et q².

Un écart à ces valeurs révèle une force évolutive. Les deux principales sont la sélection naturelle, qui favorise un caractère héréditaire avantageux pour la survie ou la reproduction dans un milieu donné, et la dérive génétique, aléatoire et d’autant plus forte que la population est petite. Quand deux populations sont isolées l’une de l’autre, elles peuvent diverger jusqu’à ne plus pouvoir se reproduire entre elles : c’est la spéciation. La diversité du vivant ne vient pas que des gènes : symbioses (lichen, microbiote) et transmission culturelle des comportements y contribuent aussi.

  • À savoir définir : population, fréquence allélique, modèle de Hardy-Weinberg, sélection naturelle, dérive génétique, espèce (définition biologique), spéciation, symbiose, culture.
  • Schéma à savoir refaire : les étapes de la spéciation, de la séparation de deux populations à la perte de l’interfécondité.
  • Piège classique : la sélection naturelle ne crée pas les variations, elle trie celles qui existent déjà et qui sont apparues au hasard.

Cours du chapitre :

Chapitre 3. À la recherche du passé géologique de la Terre

La datation relative ordonne les événements grâce aux principes de superposition, de continuité, de recoupement et d’inclusion, et grâce aux fossiles stratigraphiques (principe d’identité paléontologique). La datation absolue chiffre les âges par la désintégration d’isotopes radioactifs : on utilise la demi-vie T, la constante λ = ln 2 / T et les couples potassium-argon, rubidium-strontium (droite isochrone) ou uranium-plomb (concordia).

Les roches gardent aussi la trace des océans disparus. Un rift amincit la croûte continentale (failles normales, blocs basculés) jusqu’à l’ouverture d’un océan bordé de marges passives. La fermeture de cet océan passe par la subduction puis par la collision, qui forme une chaîne de montagnes (plis, failles inverses, nappes de charriage, épaississement crustal). Les ophiolites, comme au Chenaillet, sont des fragments de lithosphère océanique ; les schistes bleus et les éclogites du Queyras et du Mont Viso témoignent d’une ancienne subduction.

  • À savoir définir : principe de superposition, de recoupement, fossile stratigraphique, demi-vie, système fermé, isochrone, rift, marge passive, ophiolite, métamorphisme, cycle de Wilson.
  • Schéma à savoir refaire : la succession des roches d’une ophiolite (péridotites serpentinisées, gabbros, basaltes en filons, basaltes en coussins, radiolarites) et la coupe d’un rift avec ses blocs basculés.
  • Piège classique : écrire λ = 1/T. La relation correcte est λ = ln 2 / T.

Pour aller plus loin : datation relative et datation absolue, avec un exemple corrigé.

Cours du chapitre :

Thème 2 : enjeux contemporains de la planète

Chapitre 4. Organisation fonctionnelle et reproduction des plantes

Une plante à fleurs est autotrophe et fixée, à l’interface entre le sol et l’air. Ses grandes surfaces d’échange compensent l’immobilité : les feuilles captent la lumière et échangent les gaz par les stomates, les racines puisent l’eau et les ions minéraux par leurs poils absorbants et leurs mycorhizes.

La sève brute circule dans le xylème, des racines vers les feuilles ; la sève élaborée circule dans le phloème, des organes qui produisent la matière organique vers ceux qui la consomment ou la stockent. La plante se défend contre les contraintes du milieu et contre ses prédateurs (cuticule, épines, molécules toxiques).

Elle grandit toute sa vie grâce à ses méristèmes, par multiplication puis allongement des cellules, sous le contrôle de la lumière, de la gravité et d’hormones comme l’auxine. Elle se reproduit de façon asexuée (stolons, tubercules, bouturage) ou sexuée : la pollinisation, souvent assurée par des animaux, conduit à la fécondation ; l’ovaire devient le fruit et les ovules deviennent les graines, qui sont ensuite disséminées.

  • À savoir définir : autotrophie, stomate, mycorhize, xylème et phloème, méristème, phototropisme, auxine, reproduction asexuée, pollinisation, coévolution, dissémination.
  • Schéma à savoir refaire : une plante entière avec ses surfaces d’échange et le trajet des deux sèves, puis une fleur hermaphrodite légendée.
  • Piège classique : la sève élaborée ne descend pas toujours. Elle va des organes producteurs vers les organes consommateurs ou de réserve, y compris vers un fruit placé en hauteur.

Cours du chapitre :

Chapitre 5. La plante, productrice de matière organique

La photosynthèse se déroule dans le chloroplaste. Dans la phase photochimique, sur les membranes des thylakoïdes, les pigments absorbent surtout la lumière bleue et rouge ; l’eau est oxydée, ce qui libère le dioxygène, et la plante produit de l’ATP et des transporteurs réduits (RH2). Dans la phase non photochimique, dans le stroma, le CO2 est fixé sur le ribulose bisphosphate puis réduit en trioses phosphate grâce à cet ATP et à ces RH2. Les deux phases sont donc couplées.

Les sucres produits sont stockés sur place sous forme d’amidon ou transportés par la sève élaborée. La plante en tire la cellulose et la lignine qui la soutiennent, des réserves (amidon, lipides, protéines) dans les graines, les fruits et les tubercules, et des molécules qui la défendent (tanins) ou attirent pollinisateurs et disséminateurs (anthocyanes).

  • À savoir définir : photoautotrophie, pigment, spectre d’absorption et spectre d’action, thylakoïde, stroma, phase photochimique, phase non photochimique, amidon, cellulose, lignine.
  • Schéma à savoir refaire : le bilan des deux phases dans un chloroplaste, avec les échanges d’ATP et de RH2 entre les thylakoïdes et le stroma.
  • Piège classique : le dioxygène libéré vient de l’eau, pas du CO2.

Cours du chapitre :

Chapitre 6. La domestication des plantes

Depuis environ 10 000 ans, les sociétés humaines sélectionnent des plantes sauvages pour leurs caractères utiles : c’est une sélection artificielle. La sélection paysanne a produit des variétés diverses, adaptées à leur terroir. Les techniques modernes cherchent des variétés stables et productives : lignées pures obtenues par autofécondations successives, hybrides issus du croisement de deux lignées pures, qui profitent de la vigueur hybride, puis transgénèse (OGM), mutagénèse et édition du génome par CRISPR-Cas9.

Cette amélioration a un coût : la diversité génétique des cultures diminue, et des champs plantés d’une seule variété deviennent plus vulnérables aux ravageurs et aux maladies. D’où l’usage des pesticides, et des pratiques qui cherchent à s’en passer : rotation des cultures, associations de variétés, biocontrôle, conservation des variétés anciennes. La domestication a aussi transformé l’espèce humaine, par exemple avec la multiplication des copies du gène de l’amylase.

  • À savoir définir : domestication, sélection artificielle, lignée pure, hybridation, vigueur hybride (effet hétérosis), transgénèse, OGM, biocontrôle, rotation des cultures.
  • Schéma à savoir refaire : l’obtention d’un hybride à partir de deux lignées pures, génération par génération.
  • Piège classique : semer les graines d’un hybride ne redonne pas l’hybride. Leurs descendants sont hétérogènes et perdent la vigueur hybride, d’où l’achat de semences chaque année.

Cours du chapitre :

Chapitre 7. Les climats de la Terre

Au Quaternaire, périodes glaciaires et interglaciaires alternent, selon des cycles d’environ 100 000 ans sur les 800 000 dernières années. On les reconstitue grâce aux moraines, aux pollens conservés dans les sédiments et au δ18O des glaces et des foraminifères. Ces cycles s’expliquent par les variations de l’orbite et de l’axe de la Terre (paramètres de Milankovitch), amplifiées par l’albédo et par le CO2.

Sur des millions d’années, roches et fossiles servent d’indices (tillites, charbons, évaporites, bauxites, indice stomatique) : glaciation au Carbonifère-Permien, climat chaud au Crétacé, refroidissement au Cénozoïque. La teneur en CO2 dépend alors du volcanisme, de l’altération des silicates et du stockage de la matière organique.

Le réchauffement actuel est dû aux activités humaines, selon le GIEC : combustion des énergies fossiles et déforestation. Son 6e rapport (2021) l’estime à 1,1 °C sur 2011-2020 par rapport à 1850-1900. Des rétroactions l’amplifient (vapeur d’eau, recul des glaces, dégel du pergélisol). Les réponses possibles sont l’atténuation et l’adaptation.

  • À savoir définir : δ18O, paramètres de Milankovitch, albédo, rétroaction positive, tillite, indice stomatique, altération des silicates, effet de serre, atténuation et adaptation.
  • Schéma à savoir refaire : le cycle du carbone avec ses réservoirs et ses flux, et la boucle de rétroaction entre température, glace et albédo.
  • Piège classique : le δ18O de la glace diminue quand il fait plus froid, alors que celui des carbonates des foraminifères augmente. Vérifiez toujours de quelle archive parle le document.

Cours du chapitre :

Thème 3 : le corps humain et la santé

Chapitre 8. Messages nerveux et motricité

Au repos, la membrane du neurone est polarisée, à environ −70 mV. Le message nerveux est un train de potentiels d’action d’amplitude constante, codé par leur fréquence le long de l’axone. À la synapse, il est codé par la concentration de neurotransmetteur libéré.

Dans le réflexe myotatique, l’étirement d’un muscle stimule ses fuseaux neuromusculaires. Le neurone sensitif conduit le message jusqu’à la moelle épinière, où il fait synapse directement avec le motoneurone du même muscle, qui se contracte : le réflexe est monosynaptique. Le muscle antagoniste se relâche par un circuit qui passe par un interneurone.

Le mouvement volontaire, lui, part de l’aire motrice primaire du cortex, organisée en carte motrice. Les voies motrices croisent la ligne médiane : l’hémisphère gauche commande le côté droit du corps. Le motoneurone additionne les messages excitateurs et inhibiteurs qu’il reçoit (sommations spatiale et temporelle). Le cerveau reste plastique : la carte motrice se modifie avec l’apprentissage ou après une lésion.

  • À savoir définir : potentiel de repos, potentiel d’action, synapse, neurotransmetteur, réflexe myotatique, fuseau neuromusculaire, arc réflexe, motoneurone, unité motrice, sommation, plasticité cérébrale.
  • Schéma à savoir refaire : l’arc réflexe myotatique, du fuseau neuromusculaire au muscle, avec la moelle épinière en coupe, puis une synapse chimique.
  • Piège classique : ce ne sont pas les potentiels d’action qui s’additionnent sur le motoneurone, mais les potentiels postsynaptiques, excitateurs ou inhibiteurs.

Cours du chapitre :

Chapitre 9. Produire le mouvement : contraction musculaire et apport d’énergie

Une fibre musculaire est une cellule à plusieurs noyaux, remplie de myofibrilles découpées en sarcomères. La contraction raccourcit les sarcomères : les filaments d’actine glissent le long de ceux de myosine. Ce mécanisme consomme de l’ATP et demande des ions calcium.

L’ATP n’est pas stockée, la cellule la régénère en permanence. La respiration cellulaire oxyde complètement le glucose grâce au dioxygène : la glycolyse dans le cytoplasme, puis le cycle de Krebs et la chaîne respiratoire dans la mitochondrie, produisent beaucoup d’ATP par molécule de glucose. La fermentation lactique, sans dioxygène, n’en fournit que 2, mais vite.

Le glucose vient du sang, où la glycémie reste proche de 1 g/L. Après un repas, l’insuline des cellules β du pancréas la fait baisser : le glucose entre dans les cellules et il est stocké sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. À jeun, le glucagon des cellules α la fait remonter : le foie hydrolyse son glycogène et libère du glucose dans le sang. Le diabète de type 1 vient de la destruction auto-immune des cellules β ; le type 2, d’une insulinorésistance, favorisée à la fois par des facteurs génétiques et par le mode de vie.

  • À savoir définir : sarcomère, myofibrille, ATP, respiration cellulaire, fermentation, glycolyse, glycémie, glycogène, hormone, cellule cible, homéostasie, insulinorésistance.
  • Schéma à savoir refaire : un sarcomère relâché puis contracté, et la boucle de régulation de la glycémie (capteurs, hormones, organes cibles).
  • Piège classique : le glycogène des muscles ne sert qu’aux muscles. Seul le foie peut libérer du glucose dans le sang.
  • Pour aller plus loin : régulation de la glycémie, insuline, glucagon et diabète, avec la boucle de régulation détaillée et les erreurs fréquentes.

Cours du chapitre :

Chapitre 10. Comportement et stress

Le stress aigu est une réponse de l’organisme, adaptative et stéréotypée, à un agent stresseur. Elle passe par trois phases : alarme, résistance, puis résilience (le retour à l’équilibre). Le cerveau évalue la situation (système limbique, dont l’amygdale, et cortex préfrontal) et active l’hypothalamus.

Deux voies se déclenchent alors. La voie nerveuse sympathique stimule les médullosurrénales, qui libèrent l’adrénaline : en quelques secondes, le cœur et la respiration s’accélèrent et la glycémie monte. L’axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien, plus lent, enchaîne CRH, ACTH puis cortisol, qui augmente la production de glucose et freine l’immunité. Le cortisol exerce ensuite un rétrocontrôle négatif sur l’hypothalamus et l’hypophyse, ce qui permet le retour à l’équilibre.

Quand le stress se prolonge ou se répète, ce frein s’affaiblit. L’hippocampe et le cortex préfrontal perdent du volume, l’amygdale en gagne, et le risque de dépression, de troubles du sommeil ou de maladies cardiovasculaires s’accroît. L’activité physique et la relaxation aident à en sortir ; sur prescription, des anxiolytiques comme les benzodiazépines atténuent les symptômes.

  • À savoir définir : agent stresseur, stress aigu et stress chronique, résilience, système limbique, adrénaline, cortisol, CRH, ACTH, rétrocontrôle négatif, plasticité cérébrale.
  • Schéma à savoir refaire : les deux voies de la réponse au stress, depuis l’hypothalamus jusqu’aux glandes surrénales, avec la flèche du rétrocontrôle négatif.
  • Piège classique : l’adrénaline ne dépend pas de l’axe corticotrope. Elle est libérée par les médullosurrénales sur ordre nerveux, alors que le cortisol vient des corticosurrénales sur ordre hormonal.

Cours du chapitre :

Questions fréquentes

Où trouver des fiches de révision de SVT Terminale gratuites pour le bac 2027 ?

Sur cette page : elle résume les 10 chapitres de la spécialité SVT de Terminale, avec pour chacun les définitions, le schéma à savoir refaire et le cours complet en PDF. Aucune inscription n’est demandée.

Quels chapitres de SVT Terminale faut-il réviser pour le bac ?

Les dix. Le sujet de l’écrit porte sur le programme de Terminale, et la note de service de la session 2027 (BO spécial n° 4 du 17 septembre 2026) ne mentionne aucun chapitre exclu. Les notions de Première peuvent aussi être mobilisées. Le détail des dates et du barème est sur la page Bac SVT 2027.

Comment utiliser une fiche de révision efficacement ?

En la refaisant, pas en la relisant. Lisez le résumé, cachez-le, puis écrivez de mémoire les définitions et le schéma du chapitre. Comparez avec la fiche et notez ce qui manquait : c’est ce que vous reprenez dans le cours. Recommencez quelques jours plus tard.

Les PDF des cours sont-ils vraiment gratuits ?

Oui. Chaque cours de Terminale a son PDF, téléchargeable sans compte. L’abonnement ouvre l’espace élève : « Réviser un cours », « S’entraîner », « Devoir blanc » corrigé, planning de révisions et coach IA qui aide à comprendre le cours.